ACTUALITES
Juillet-Août 2010

Je dois avouer que l'évolution actuelle du marché immobilier de la région me rend pour le moins perplexe: après un début d'année étonnamment actif qui a vu les stocks des biens les plus recherchés fortement diminuer, la fin du printemps et ce début d'été marquent sérieusement le pas!

En fait, il faut ici parler de deux marchés bien distincts: un marché où la demande reste soutenue mais où l'offre se raréfie, c'est celui des primo accédants dont le budget dépasse rarement les 220 000 euros; et un second marché où au contraire la demande est faible face à une offre relativement abondante mais avec des prix qui restent malgré tout trop élevés pour une grande majorité de biens!

Ce second marché qui s'adresse à une clientèle plus aisée (et aussi plus difficile!) se heurte à différents facteurs de résistance:
- d'abord, je l'ai déjà dit, les prix demandés par les vendeurs ne sont pas très souvent en adéquation avec la qualité des biens vendus; la plupart font leur prix sans écouter les avis des professionnels en se basant sur des prix moyens relevés sur tel ou tel site immobilier; ils oublient juste qu'un prix moyen de 2 000 euros du m² par exemple ça veut en réalité dire des prix de vente qui se sont étalés entre 1 500 et 2 500 euros du m², selon l'emplacement, l'environnement, la qualité de construction, les finitions,la surface habitable (plus c'est grand moins le m² est cher!), les commodités sur place, les impôts locaux et mult autres critères qui font que l'estimation d'un bien immobilier c'est tout sauf une science exacte et que seul un professionnel bien au fait de son marché local peut donner une valeur objective à un bien!
- ensuite, la forte envolée des prix de la région au cours des années précédentes a effacé l'écart de prix significatif qu'il y avait auparavant avec le marché du nord du département et qui rendait la région d'Etampes attractive; avec le coup de frein de l'activité depuis 2 ans, les acheteurs, quand il y en a, ont aujourd'hui à prix égal des biens identiques plus près de Paris en remontant le long de la RN 20 et de la ligne du RER C. Raison de plus pour redevenir un peu modeste si l'on a un bien à vendre au delà des 250 000 euros quand la plupart des professionnels s'obstinent à vous dire que vous êtes trop cher!
- enfin, et pas des moindres, le contexte politico-économique actuel, sans même entrer dans le débat sur tout ce qui fait désordre dans notre pays en ce moment (saine neutralité de tout bon agent immobilier....), et surtout les craintes sur ce qui nous attend à la rentrée et pour les années à venir, tout cela conduit la catégorie des classes moyennes la plus susceptible de devoir se serrer la ceinture à l'avenir à une forme d'immobilisme qui explique que ce marché des biens de catégorie supérieure ne passionne pas les foules....

Bon allez, c'est l'été, les vacances, la mer, le sable chaud et la pétanque à l'heure du pastis....que chacun y puise une bonne dose d'optimisme et de moral pour affronter une rentrée que l'on espère moins tristounette que ces derniers mois et surtout moins pire que ce que certains nous prédisent!

Cordialement.

Jean-Michel FREYNET